Épidémie en Chine

'' le nouveau virus pourrait provenir des chauves-souris''

Comme le virus du Sras, le nouveau coronavirus à l’origine de l’épidémie pourrait provenir des chauves-souris .

Les autorités sanitaires chinoises sont actuellement engagées dans une course contre la montre pour tenter d’identifier l’origine de 2019-nCoV, le mystérieux coronavirus à l’origine de l’épidémie qui sévit actuellement en Chine. Une quête indispensable pour isoler puis éliminer au plus vite la source du microbe. Jeudi, une équipe de scientifiques chinois a annoncé avoir trouvé le coupable: le virus aurait été transmis à l’homme par un serpent. Une hypothèse rapidement balayée par plusieurs virologues internationaux réputés.«L’étude est imparfaite et il n’y a aucune preuve que les serpents soient le réservoir du 2019-nCoV», a jugé, dans un billet critique, Kristian Andersen, directeur du département de génomique des maladies infectieuses à l’Institut de recherche Scripps, en Californie. «Je trouve cette hypothèse peu probable étant donné que le nCoV-2019 est étroitement lié aux virus de type SARS-CoV circulant dans les chauves-souris. À ce stade, nous ne savons toujours pas quel est le réservoir de nCoV-2019 et à quel point il est répandu (bien que les chauves-souris semblent probables)». Une hypothèse confortée par une étude chinoise publiée le 20 janvier: les chauves-souris semblent effectivement être l’hôte naturel de ce virus.

Franchissement de la barrière d’espèce

Le virus 2019-nCoV appartient à la famille des coronavirus. Des virus dont on a longtemps cru qu’ils n’étaient pas dangereux pour l’homme car ils provoquaient des maladies bénines comme le rhume. Cette idée s’est maintenue jusqu’à ce qu’éclatent deux épidémies successives dues à de «nouveaux» coronavirus dans les années 2000: le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) et le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Mers). L’évidence était là: grâce aux mutations que subit leur matériel génétique, ces virus peuvent acquérir la capacité de franchir la barrière des espèces et d’infecter, notamment, les cellules respiratoires humaines.

Les chauves-souris, des réservoirs à virus

Grâce à l’analyse de sa séquence génétique, on sait désormais que 2019-nCoV est un très proche cousin du virus du Sras. «Il est donc probable qu’il ait le même réservoir naturel, c’est-à-dire les chauves-souris. En revanche, on ne sait pas encore quel est l’animal qui a fait le lien entre les chauves-souris et l’homme», indique Arnaud Fontanet. Pour l’heure, les recherches se portent sur un marché de Wuhan, épicentre de cette nouvelle épidémie, où étaient vendus des animaux vivants. Parmi les premiers malades, plusieurs travaillaient ou s’étaient rendus sur ce marché.  

 EN FIN  '' il est temps de prendre nos précautions ''

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